RAMI
Rencontres Arts et Multimédia Internationales
International Encounters on Arts and Multimedia
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Le projet RAMI est une plate-forme d’expérimentation et de diffusion qui, dans
un temps réparti entre septembre 2006 et décembre 2007, va animer
des échanges internationaux autour de la création contemporaine
et des outils numériques et du multimédia.
Les arts numériques s’affirment comme un secteur artistique bien identifié en
France, s'apparentant cependant davantage aux arts plastiques
avec des liens forts avec certaines écoles des Beaux Arts. Au
Liban, les artistes passent facilement de la vidéo expérimentale
à la fiction voire au cinéma. En Egypte, c’est à partir des arts
graphiques et visuels, que les artistes s’avancent vers des installations
et performances multimédias.
Il nous apparaît intéressant faire se rencontrer
dans un espace-temps commun ce qui se développe dans les arts
visuels, de l’audiovisuel et dans les arts de la scène, pour
mieux en comprendre les motivations des artistes, les ressorts
de la création et les effets auprès des publics
RAMI se développe en 7 étapes :
1.ARBOMED: Marseille – Aix, Octobre 06
2.Beyrouth du 9 au 20 Mai 07
3.Alexandrie, du 6 au 15 Juin 07
4.ARBOMED: Marseille du 20 au 23 Septembre 07
5.Beyrouth du 2 au 14 Octobre 07
6.Alexandrie Biennale: Alexandrie, du 2 au 8 Nov 07
7.BJCEM: Alexandrie– du 25 Nov au 4 Dec, 07
RAMI est un projet conçu et propose par:
SHAMS – Beirut/ Contact Abdo Nawar: assshams@cyberia.net.lb
ZINC/ECM – Marseille/ Contact Claudine Dussollier: cdussol@lafriche.org
Avec l’ATELIER of Alexandria /Contact Moataz El Safty: info@atelieralex.com
Et ASTAR – Milan / Contact Delphine Tonglet: delphine@studioazzurro.com
RAMI est soutenu par :
Anna Lindh Foundation
Dramastica Institute - Open Society Institute - Ford Foundation
French Cultural Centre in Beirut – Region Provence-Alpes-Côte
d’Azur – Ministère des affaires étrangères français.
Pourquoi RAMI?
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication
se sont répandues dans tous les aspects de la vie quotidienne,
dans la sphère privée comme dans la vie professionnelle. Dans
le monde entier, elles offrent des potentialités nouvelles
et considérables d’accès à l’information par tous. En même
temps, elles bouleversent les codes et modalités de transmission
et d’expression, provoquent des mutations dans la pratique
quotidienne du temps et de l’espace. Elles transforment de
fait les modalités d’échange ainsi que le langage utilisé pour
s’exprimer engendrant des ruptures dans les codes de représentation
du réel. De ce fait, les nouvelles technologies font craindre
la « virtualisation » des échanges au détriment de la confrontation
réelle avec l’autre.
Dans ce contexte, des artistes se sont aussi
saisis des nouvelles technologies pour explorer des manières
d’intervenir dans le paysage de la création contemporaine. Les
artistes visuels et ceux de la scène théâtrale, chorégraphique
et musicale, visitent et s’approprient ces nouveaux outils et
leurs contraintes pour proposer au public de nouveaux points
de vue, de nouveaux champs de perception et de réception. Pour
appréhender la complexité du monde d’aujourd’hui les arts numériques
et le multimédia font à la fois évoluer les formes et engendrent
des œuvres bien souvent encore inclassables.
Dans tous les pays émergents des démarches
et des projets artistiques marqués par ces outils numériques:
installation, interactivité et performance multimédia traversent
les biennales d’arts contemporains et bien des festivals. C’est
aussi le cas tout autour de la Méditerranée. Au Liban par exemple,
des groupes d’artistes s’impliquent dans des ateliers expérimentaux,
en France, à Marseille, Aix-en-Provence en particulier, des opérateurs
culturels développent la production et la diffusion de projets
numériques, en Egypte, de nouveaux lieux au Caire et Alexandrie
accueillent des artistes dans le cadre de résidences et de workshops.
Dans le cadre de la Biennale des Jeunes Créateurs en Europe et
Méditerranée (BJCEM), la part dédiée aux démarches multimédias
et aux arts numériques s’accroît à chaque édition.
Aujourd’hui deux objectifs justifient la mise
en œuvre du projet RAMI :
1- La nécessité de rapprocher les artistes, les professionnels
et les publics dans une meilleure compréhension des contenus
et des démarches techniques et artistiques existant dans ce domaine.
Il paraît important de valoriser la part extrêmement concrète
et humaine nécessaire à l’émergence de formes numériques et multimédia.
2- L’importance de donner une visibilité à
ces formes artistiques émergentes et de développer dans l’espace
Méditerranéen des clefs de lecture commune à leur égard, pour
permettre le développement d’un espace critique et de débat.
SHAMS à Beyrouth, ZINC/ECM à Marseille, l’ATELIER
d’Alexandrie, ASTAR à Milan, avec leurs partenaires respectifs
(notamment ICARE et TERRACTIVE), estiment que le moment est venu
de favoriser la rencontre autour d’œuvres encore trop abstraite
pour le public et de démarches créatives engagées parfois de
façon encore trop isolée.
Le projet RAMI veut procéder à un premier état des lieux et donner
à voir comment les nouvelles technologies impactent de façon
transversale à plusieurs disciplines artistiques. Il propose
aux artistes, au public et aux professionnels un espace de confrontation
et réflexion. Ces Rencontres Arts et Multimédia Internationale
(RAMI) se développeront sur la diagonale Beyrouth/Marseille/Alexandrie
pour affirmer cette dimension transversale et favoriser l’ouverture
et l’échange.
Rami du 9 au 20 Mai à Beyrouth
Espace culturel Le Tournesol (Dawar Shams)
Première étape des rencontres de RAMI en 2007,
ce temps s’organise autour d’un workshop donné par Tarek Atoui
et Guillaume Stagano à des artistes libanais et égyptiens qui
sera suivi par une représentation publique (Dimanche 20 mai à
21h. au Café Samra) et d’une rencontre professionnelle publique
(Samedi 12 mai à 18h au Le Tournesol ) qui verra la participation
de nombreux artistes et accompagnateurs culturels, français,
italiens, égyptiens et libanais de l’émergence des formes artistiques
intégratrices des atouts des nouvelles technologies et du numérique.
But: conception et réalisation d’un projet
et d’un dispositif interactif en utilisant des technologies numériques
standard combinées à de nouveaux outils informatiques.
Sur cet atelier, des musiciens, des vidéastes et des artistes
d’horizons divers sont invités à proposer des projets et des
idées d’installations, de dispositifs et d’outils de ce genre,
dont ils entameront la réalisation et la mise en place avec les
intervenants.
Public visés: artistes dans les domaines de
l’audio-visuel, des arts scéniques et des arts plastiques.
Pilotes: Tarek Atoui est un musicien/programmeur
dont le travail en musique électronique et électro-acoustique
se base sur sa création d'outils informatiques qui lui permettent
une large palette de jeu et d'improvisation. Artiste sur le label
allemand Staalplaat, il travaille actuellement en France, en
Hollande et au Liban avec des structures telles que le Steim
à Amsterdam et le collectif Asa Djinnia à Paris dont il est le
cofondateur avec Uriel Barthélém.
Guillaume STAGNARO travaille sur des dispositifs interactifs
et des dispositifs de simulation où sont mis en jeux le langage
et le geste comme vecteur d'échange entre l'homme et la machine.
En parallèle de ces réalisations personnelles il développe une
démarche de programmation d'outils informatiques de diffusion
et de création artistique.
RAMI Alexandrie du 6 au 15 JUIN 07
l’Atelier d’Alexandrie
Cette phase consiste en deux workshops, une
rencontre professionnelle et des rencontres avec des partenaires
du Caire et d’Alexandrie.
1- Corps, mouvement et multimedia, workshop
conduit par,
Marine Quinou et Anne Le Batard (France) & Abdo
Nawar (Liban)
2-Image et son pour l’écriture sur le web,
workshop conduit par
Renaud Vercey (France) et Jean- Pierre NOUN (Liban).
Ces workshops sont ouverts à 20 artistes,
12 égyptiens, et 8 libanais et français. Le résultat de ces travaux
feront l’objet d’une présentation publique et d’un débat.
Les PARTENAIRES de RAMI
ZINC/ECM développe un réseau d’acteurs impliqués
dans les nouvelles pratiques culturelles liées aux nouvelles
technologies, dans les domaines artistiques et éducatifs depuis
plusieurs années. À travers le programme ANIMANET, des rencontres,
des résidences d’artistes, des ateliers de pratique artistique
et des formations, l’association a mis en place de nombreuses
collaborations à travers l’espace méditerranéen. Elle développe
des expérimentations, des échanges et explore les modalités d’apprentissage.
(www.lafriche.org/animanet et www.zinclafriche.org)
SHAMS, collectif d’artistes de théâtre et
de l’audiovisuel, fait vivre un lieu, Dawar SHAMS au cœur de
Beyrouth, accompagne la jeune création par l’accompagnement des
artistes et l’organisation de nombreux festivals dans toutes
les disciplines artistiques. SHAMS intègre au développement artistique
les dimensions : formation et discussion critique, notamment
à l’occasion des rencontres avec le public. (www.dawarshams.org)
L’ATELIER d’Alexandrie, structure culturelle
historique d’Alexandrie qui vient de fêter ses 75 ans, l’Atelier
est un foyer de création pour la poésie et pour les arts plastiques
qui redevient le lieu dynamique qu’il a pu être dans le passé
sous l’impulsion de son conseil et d’une équipe d’animation.
Membre depuis 2004 de la BJCEM, participant actif à la Biennale
de Naples, l’Atelier a co-organisé en 2005 un workshop danse
et multimédia « On art » avec ESPACE CULTURE et ZINC/ECM de Marseille.
L’Atelier d’Alexandrie organise désormais régulièrement des workshops
et un salon de la jeune création. ( www.atelieralex.com)
ASTAR (Associazione Studio Azzurro Ricerca)
est un centre d’expérimentation artistique et de production vidéo
fondé en 1982 par Fabio Cirifino (photographie), Paolo Rosa (arts
visuels et cinéma), Leonardo Sangiorgi (graphisme et animation)
et rejoint en 1995 par Stefano Roveda, expert en systèmes interactifs.
La recherche de ASTAR s’oriente vers la création d’environnements
sensibles où la technologie se fond avec la narration et l’espace,
où les effets dérivent du choix et de la présence de plusieurs
personnes : au-delà de la relation homme/dispositif prédomine
la relation d’homme à homme.
Le terrain de recherche de ASTAR ne s’est pas limité à la vidéo
mais a inévitablement embrassé le cinéma, le théâtre, le théâtre
musical, la danse, découvrant dans chaque cas des solutions narratives
et des images visuelles susceptibles de créer un moment de rencontre
visionnaire entre ces genres différents. ASTAR a par ailleurs
réalisé de nombreux documentaires sur des artistes, développé
des activités dans le domaine formatif et didactique, rédigeant
également des textes théoriques. Actuellement, une vingtaine
de personnes collaborent avec le studio. (www.studioazzurro.com)